Colloque Littérature et Libre Pensée : en France et ailleurs

Colloque

Littérature et Libre Pensée :

en France et ailleurs

avec la Libre Pensée et la Société Octave Mirbeau

Sous l’égide du Sénateur Pierre Ouzoulias

Bulletin d’inscription

Programme :

Vendredi 14 février 2020 de9h à 17h

  • Bourse du Travail –

Salle Léon Jouhaux Bourse du Travail – 67 rue de Turbigo 75003 Paris

À partir de 19H

À la Libre Pensée

12 rue des Fossés-saint Jacques 75005 Paris

Passage du film en projection privée :

 « Le Miraculé » de Jean-Pierre Mocky

(Soirée privée avec inscription)

Samedi 15 février 2020

Palais du Luxembourg de 9H à 18H

15 ter, rue de Vaugirard – 75006 PARIS

Bulletin d’inscription

Communications :

1.) Le vendredi matin : Présidence de séance Nicole Aurigny, vice-présidente de la Libre Pensée.

Introduction de Christian Eyschen, pour La Libre Pensée et Alain (Georges) Leduc, pour la Société Octave Mirbeau.

De la Renaissance à la Révolution française. L’apparition de l’individu dans la littérature par Pierre Roy, Président de la Fédération Nationale Laïque des Associations des Amis des Monuments pacifistes, républicains et anticléricaux.

Révolte et révolution. La « démence » d’Hölderlin, par Pierre-Yves Ruff, des Éditions Théolib.

L’Athéisme et l’anticléricalisme dans la littérature par Raymond Roze des Ordons de l’Union des Athées.

Discussion.

2.) Le vendredi après-midi : Président de séance Jean-Marc Raynaud, des Éditions libertaires.

Narcisse en tyran : le régime au miroir des Châtiments, de Victor Hugo,par Michel Sidoroff, producteur à France culture.

La Revue Blanche: les frères Natanson entre Blum, Fénéon et Mirbeau, par Paul-Henri Bourrelier, auteur de La Revue blanche. Une génération dans l’engagement (1890-1905) (Fayard). Prix de l’Académie française.

Jean Jaurès et Jules Renard par Gilles Candar, président de la Société d’études jaurésiennes.

Roger Vailland, itinéraire d’un incroyant, par Élizabeth Legros-Chapuis, co-administratrice du site Internet Roger-Vailland.

Discussion.

3.) Le samedi matin : Présidence de séance Marie Bat, membre du bureau de la SOM (Société Octave Mirbeau).

Allocution liminaire du sénateur Pierre Ouzoulias

Sébastien Roch d’Octave Mirbeau. Une éducation religieuse à rebours par Anita Staroń, vice-Présidente de la SOM (Société Octave Mirbeau).

Les écrivains anarchistes et l’influence d’Octave Mirbeau en Amérique latine par Lucia Campanella,Universidad de la Republica, Uruguay.

Anatole France, un homme intègre, par Alain (Georges) Leduc, secrétaire de la SOM (Société Octave Mirbeau).

Discussion.

4.) Le samedi après-midi : Présidence de séance Jean-Marc Schiappa, président de l’IRLP (Institut de Recherches et d’Études de la Libre Pensée).

Les écrivains soviétiques et la libre pensée par Julie Palussière, professeur de russe (Le Mans).

Le mouvement des Angry Young Men dans l’Angleterre conservatrice de l’après-guerre par Fabien Jeannier, docteur en civilisation britannique.

André Breton, Benjamin Péret, les surréalistes et la Libre Pensée par Laurent Doucet (Président de l’association La Rose Impossible pour la réhabilitation de l’ancienne maison d’André Breton à Saint-Cirq-Lapopie).

Les passagers clandestins de la pensée dite « libre », BHL, Onfray, Finkielkraut et con-sorts par Christophe Bitaud, vice-président de la Libre Pensée.

Bulletin d’inscription




« De la diversité des appartenances à l’unité des convictions dans la Libre Pensée »

Un grand colloque l’IRELP

 

« De la diversité des appartenances à l’unité des convictions dans la Libre Pensée ».

L’IRELP a décidé un certain nombre d’initiatives pour célébrer le 20e anniversaire de sa fondation. Toutes ces initiatives ont comme point commun de ne pas commémorer un passé plus ou moins nostalgique, mais de projeter nos réflexions et nos actions dans le présent et dans le futur. L’IRELP n’est pas un collectionneur de vieux papiers mais un centre de recherches.
Ainsi, le 22 juin 2019, dans les locaux de la Maison de la Vie Associative du 13e arrondissement (que nous remercions chaleureusement), s’est tenu un colloque international de l’IRELP sur le thème général « de la diversité des appartenances à l’unité des convictions dans la Libre Pensée ». Il constituait le premier des quatre volets de l’anniversaire avec l’appel international dont nous parlerons plus bas, le Livre d’Or réunissant vingt exemples de nos activités et le livre de synthèse sur l’histoire de la Libre Pensée (parution prévue fin 2019).
Disons-le nettement, ce fut le colloque le plus abouti intellectuellement de tous les colloques organisés par l’IRELP depuis sa fondation ; car bien plus que d’accumuler des connaissances, ce qui est essentiel, toutes les communications, chacune à sa manière, et encore plus par leur accumulation, étaient tournées vers une réponse, évidemment formulée différemment, à la question du colloque qui est ce qui constitue la Libre Pensée. De ce fait, elles ouvraient un champ de recherches nouvelles. Le refus des dogmes ne peut être exprimé d’une seule manière, car si la méthode est une, comme nous l’a appris la Charte Buisson du Congrès de Rome de 1904, formuler une seule réponse, considérer une seule appartenance nous ramènerait au dogmatisme.
Il est bien difficile de résumer une journée de discussion et les conclusions que l’on peut en tirer. Seule la lecture des Actes que nous préparons livrera bien mieux que ces lignes la richesse de ce colloque qui constitue, assurément, un tournant dans la vie de l’IRELP.
Dans son allocution d’introduction, Jean-Sébastien Pierre, Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée et, à ce titre, naturel président du colloque, indiquait l’importance de l’IRELP dans le dispositif de la Libre Pensée, comme, à la fois, pourvoyeur de munitions documentaires et interface avec le monde scientifique et historiographique. Cet échange permanent entre la FNLP et l’IRELP, l’IRELP et le monde des chercheurs renforce chacun des partenaires, donc nous-mêmes.
Nous avions décidé que la parole serait d’abord donnée à de jeunes administrateurs de l’IRELP, car la nouvelle génération que nous cherchons à gagner dans nos équipes de travail doit être en confiance et cette confiance va faire venir à l’IRELP d’autres chercheurs soucieux de dialogue et de recherches. Confiance méritée.

Chronologie oblique, ce fut « Jean-François Varlet, Enragé sous la Révolution, libre-penseur en 1830 » qui a été le premier thème traité, car ce révolutionnaire de 1793 fut au confluent des organisations ouvrières de 1830, de la défense de la République et de la propagation des idées libre-penseuses. Après la Révolution de Juillet, « à son retour à Nantes à l’automne 1830, il publie une brochure qui a pour titre : Le Pater Noster d’un Libre Penseur, dédié aux Mânes de Voltaire ». Minah Yesfsah intervint avec talent et efficacité sur ce sujet.
D’un individu à un groupe, on voit que l’unité et la diversité étaient au rendez-vous sur tous les plans de la Libre Pensée. Ainsi, « Les parlementaires de Seine-Inférieure et la Libre Pensée », différents sur tellement d’aspects, mais se reconnaissant tous notamment dans la Loi de 1905, fut le sujet de la communication de Ryad Bendif,égalementadministrateur de l’IRELP, qui présenta l’état de ses recherches à ce sujet.
Nous avons réparé une injustice, car l’action libre-penseuse sous tous les plans, y compris anti-militariste de Jean Zay (est incontestablement méconnue pour ne pas dire cachée ; pensons aux régulières polémiques quand La Raison publie « Le drapeau » ! François Marlin, docteur en histoire et biographe de Jean Zay, s’acquitta de cette mission avec le brio permis par l’extrême connaissance du spécialiste.
Il était indispensable de non seulement saluer la mémoire du camarade et ami « Le libre-penseur Marc Blondel » mais, d’une certaine manière, surtout d’indiquer comment le syndicalisme est indissociable du refus. On ne peut pas être syndicaliste sans « être rebelle » ; on ne peut-être libre-penseur non plus. Qui d’autre que Jean Jayer pouvait prononcer une communication sur ce sujet ?
Ces lignes, bien minces, donnent une idée déjà forte de la richesse à la fois méthodologique et substantielle de la matinée mais que dire de la séance de l’après-midi ?
« La théorie Évolutionniste et l’idée libre évolutionniste en Russie dans le passé et dans le présent » fut le sujet que notre ami Mikhail Konashev, de l’Union de Saint-Petersbourg des savants traita, alors que l’on sait comment le dogmatisme s’est acharné en URSS puis en Russie sur la recherche libre, notamment en biologie.
Présentant également l’état de ses recherches, Laura Pettinaroli à propos du « moment prolétarien de la libre pensée française (années 1920-1930) » exposa de manière détaillée une question qui est tout sauf marginale : l’instrumentalisation de la méthode de la Libre Pensée par un Parti (ici le PCF) tue la Libre Pensée parce qu’il n’y a plus diversité des appartenances. D’ailleurs, avec la fusion de la Libre Pensée « prolétarienne » dans la Fédération nationale de la Libre Pensée en 1936, les animateurs de la première disparurent de l’activité libre-penseuse. Tout au contraire, la FNLP resta depuis le cadre organisationnel d’unité des libres penseurs.
Notre camarade Françoise Cambie avec l’humour et le talent qu’on lui connait expliqua les questions relatives à la laïcité en Belgique et montra à quel point la coopération internationale est indispensable.
Dévrig Molles, historien d’Argentine, dans sa brillante communication « La Libre Pensée en Amérique Latine » dressa un panorama vivant des personnalités qui se consacrèrent à la Libre Pensée, notamment avec le Congrès international de Buenos-Aires en 1906 ; les itinéraires, les problèmes, les questions à résoudre nous ont semblé terriblement actuels ! La place des Francs-maçons fut particulièrement mise en valeur. L’influence de la Révolution française également. Comme le matin, une discussion brève mais libre et passionnée put avoir lieu.
Dans sa riche conclusion, Elbio Laxalte Terra, porte-parole de l’AILP, d’Uruguay, traita de « La Libre Pensée dans le carrefour du futur » « La Libre Pensée n’est pas une idéologie, ni un dogme du type religieux ou philosophique. Comme nous avons signalé avant, c’est une sensibilité, une position, une attitude, une méthodologie, pratiquée par des personnes des domaines les plus divers, comme des positions philosophiques et idéologiques ou des croyances différents, mais avec des éléments communs ». Pour autant, le libre-penseur doit-il être libre comme Diogène en son tonneau et se comporter comme un ermite méprisant le monde alentour ? Non. « Les libres penseurs soutiennent que la libre pensée ne peut pas rester cantonnée seulement au niveau personnel, puisque l’attitude libre-penseuse a des connotations civiques et politiques très importantes ». Elbio amorça également la manière avec laquelle « nous établirons à notre tour le pont nécessaire entre les luttes du passé, celles d’aujourd’hui et celles qui se dérouleront sûrement à l’avenir ».

Avec une grande délicatesse de nos amis intervenants, toutes les communications eurent lieu en français pour éviter les problèmes techniques de traduction. Ils avaient décidemment pensé à tout !
Les participants qui le souhaitaient purent visiter les locaux de l’IRELP avant le banquet, jeter un œil à nos fonds, y compris la bibliothèque et, éventuellement, faire quelques achats. Certains d’entre eux ont indiqué vouloir travailler avec l’IRELP ; tant mieux, car le travail ne manque pas.
La journée se termina avec un banquet fraternel de plusieurs dizaines de convives, dont des représentants d’associations amies venus saluer l’IRELP dans un fort sympathique restaurant parisien et dans l’ambiance que l’on peut deviner. Par quelques mots de bienvenue, le Président de l’IRELP s’efforça de dégager des perspectives de travail qui nous attendent. En effet, lors des échanges internationaux préparatoires au colloque, une idée était apparue : « créer un réseau souple et interactif » au niveau international pour permettre une coopération des chercheurs et des centres de recherche, l’IRELP mettant son expérience de vingt ans au service de tous. L’appel international lançant cette initiative a été signé largement par les participants au colloque et circule maintenant. Echanges fructueux entre militants et discussions amicales jalonnèrent la fin de cette journée et c’est très bien ainsi.
Sur tous les plans, ce colloque qui nous était apparu nécessaire marque un tournant dans la vie de l’IRELP et constitue tout autre chose qu’un classique anniversaire. La parution des Actes permettra aux participants et aux absents d’en prendre la pleine mesure. Même si les participants ont eu le privilège d’en savourer in vivo la réalité.
Jean-Marc Schiappa

Bon de souscription

Actes du Colloque international de l’IRELP du 22 juin 2019

De la diversité des appartenances à l’unité des convictions dans la Libre Pensée »

Sommaire : Introduction ; «Présentation du colloque » Jean-Sébastien Pierre (Président de la FNLP) ; « Jean-François Varlet, Enragé sous la Révolution, libre-penseur en 1830 » (Minah Yesfsah, Administratrice de l’IRELP) ; « Les parlementaires de Seine-Inférieure et la Libre Pensée » (Ryad Bendif, Administrateur de l’IRELP) ; « Jean Zay, ministre et libre-penseur » (François Marlin, docteur en histoire, biographe de Jean Zay) ; « Le libre-penseur Marc Blondel » (Jean Jayer, administrateur de l’IRELP, ancien membre du Bureau Confédéral de la CGT-Force Ouvrière) ; « La théorie Évolutionniste et l’idée libre évolutionniste en Russie dans le passé et dans le présent » (Mikhail Konashev, Union de Saint-Petersbourg des savants) ; « Le moment prolétarien de la libre pensée française (années 1920-1930) » (Laura Pettinaroli, Maitresse de Conférences, ICP, Paris) ; « la Laïcité en Belgique » (Françoise Cambie, Cercle de Libre Pensée, Belgique) ; « La Libre Pensée en Amérique Latine » (Dévrig Molles, historien, Argentine) ; « Conclusion » (Elbio Laxalte Terra, porte-parole de l’AILP, Uruguay) ; « allocution au banquet » (Jean-Marc Schiappa, Président de l’IRELP) ; appel international.

Dix euros à adresser par chèque bancaire  à l’IRELP ( 204 rue du Château des Rentiers 75013 Paris ), en indiquant :

Nom

Prénom

Adresse postale

Adresse électronique




Communication au colloque de Tunis 21 septembre 2018

La loi de 1905 et les colonies
par Jean-Marc Schiappa

 




Colloque international « Libre Pensée et Libres Penseurs hier et aujourd’hui »

Le Colloque International de l’IRELP « Libre Pensée et Libres Penseurs Hier et aujourd’hui » s’est tenu le 21 septembre 2017 en présence de 110 participant.


Il s’est tenu sous la Présidence de Jean-Marc Schiappa, Président de l’IRELP
Co-présidente Mme Faouzia Farida Charfi, Professeur de physique à l’Université de Tunis (Tunisie), ancienne Ministre.


« La christianisation, fin de la liberté de pensée » par Jean-Marc Narbonne (Université de Laval Canada)
« Sylvain Maréchal, un libre penseur dans la Révolution » par Serge Bianchi (Professeur émérite Université Rennes II)
« La Commune de Paris essaime la Libre Pensée à travers le monde » par Pierre Roy (Historien, IRELP)
La séance de l’après-midi été co-présidée par Babacar Diop Buuba professeur à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)
« La Libre Pensée et le Mouvement ouvrier » par Serge Sebban (Historien, CERMTRI)
« La Libre Pensée et la Théologie de la Libération » par Fernando Lozada (Argentine)
« Problèmes actuels de la laïcité en France » par Philippe Portier (Professeur Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris)
« La Reconquête catholique en Europe de l’Est » par Nina Sankari (Association Kazimir Leszczynski, Pologne)

Conclusion : « La Libre Pensée organisée au XXIe siècle » par David Gozlan, secrétaire général de la Libre Pensée.
Notre succès a été important et nous remercions tous ceux qui ont contribué à cela.
Rançon du succès : les frais, notamment de voyage et d’impression, ont été plus élevés que prévus et nous appelons au soutien (adhésions etc).
Les Actes sont en cours de collecte, sachant que les inscrits au colloque bénéficieront d’un prix de souscription volontairement bas.




Colloque « Les oubliées de la Commune de Paris »




Colloque 1789

Dans la dernière livraison des « Annales historiques de la Révolution française » (juin 2013), on peut lire un compte-rendu de G. Lemarchand consacré au colloque de l’IRELP et à un autre ouvrage collectif.

Jean-Marc SCHIAPPA (dir.), Pour la défense de la Révolution française 1789-2009,
colloque de l’Institut de Recherches et d’Études de la LibrePensée 2008, Paris, L’Harmattan,
2012, 168 p., ISBN 978-2-296, 17 €.
Jean-Luc CHAPPEY, Bernard GAINOT, Guillaume MAZEAU, Frédéric RÉGENT, Pierre
SERNA, Pourquoi faire la Révolution, Comité de vigilance face aux usages publics de
l’Histoire, Marseille, Agone, 2012, 204 p., ISBN 978-2-7486, 15 €.

« Le but assigné à ces deux volumes est largement tenu : on a bien avec cet ensemble une défense documentée et argumentée de la Révolution face aux historiographies conservatrices ou réactionnaires. Pour autant on ne tombe pas dans une hagiographie de la Révolution, et, contrairement à ce que prétendent les courants opposés, on ne répète pas à l’infini les acquis des pères fondateurs de l’histoire universitaire de la période Mathiez, Lefebvre, Soboul.
Depuis 1989, sans rompre avec ces derniers, comme toute discipline qui se veut scientifique, elle a évolué, remettant en cause certains jugements anciens et s’ouvrant à de nouvelles problématiques de recherches. Non, la Révolution n’est pas terminée… »