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Communiqué du Bureau, 24 mai 2019

I r e l p

Gestionnaire de la Bibliothèque de «Entraide et Solidarité»

irelp@laposte.net

204, rue du Château des Rentiers 75013 Paris

 

Communiqué du Bureau de l’IRELP

 

Mardi 21 mai au matin, des membres de l’IRELP venant classer les archives comme chaque mardi ont constaté une fuite d’eau significative au niveau de la cave « sèche, saine et sécurisée » de l’IRELP, où sont entreposées nos archives. Cette fuite est vraisemblablement survenue dans la nuit de lundi à mardi.

Aussitôt, le gardien de l’immeuble, dont nous saluons la disponibilité et l’efficacité, a été avisé et s’est déplacé, comme le Président de l’IRELP.

Les dégâts concernant nos archives sont très minimes grâce à la présence de nos camarades et à l’action du gardien de l’immeuble. La fuite a été neutralisée. Un constat a été dressé pour l’assurance.

A l’heure où nous parlons, nous ignorons l’origine précise de cette fuite. L’eau s’écoule par un des faux plafonds, depuis l’emplacement d’un luminaire encastré dans le faux plafond ; elle semblerait venir de la canalisation du chauffage. Le chauffage a été coupé, ce qui ne porte pas à conséquence en cette saison. Le problème n’est pas réglé pour autant et le risque demeure face auquel nous ne saurions nous montrer négligents.

Le bureau de l’IRELP s’est réuni en urgence vendredi matin.

Il a constaté qu’en l’état le travail de classement des archives, pourtant bien avancé à ce stade, devait provisoirement être suspendu. De même, le travail de scannage des textes de Congrès est provisoirement suspendu. Pour des raisons de sécurité, l’électricité est coupée au niveau de la cave.

Des travaux seront nécessaires. Pour ce qui concerne le propriétaire des lieux (RIVP), nous ne pouvons nous prononcer, évidemment. Pour ce qui concerne l’IRELP, il va nous falloir acheter des meubles, surélever toutes les archives, les protéger, les sécuriser et, probablement, prendre d’autres dispositions. Il nous faudra budgéter en conséquence.

L’assurance a été contactée comme il se doit. Nous prenons contact avec nos partenaires institutionnels (RIVP, Mairie de Paris, Archives de France) pour les aviser et échanger avec eux.

Les adhérents et correspondants de l’IRELP seront avisés de la suite des événements.

Paris, le 24 mai 2019

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Adhésion (ou soutien) 2019

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Je verse ………… €  (cotisation annuelle : 20 € minimum)

(à partir de 50 €, délivrance d’un reçu fiscal permettant une déduction de 66% du montant sur votre prochaine déclaration d’impôts)

Chèque à établir à l’ordre de IRELP et à envoyer à IRELP, 204 rue du Château des Rentiers 75013 PARIS

 

Soutien à Pascal Boniface

Paris, le 24 avril 2018


L’IRELP a pris connaissance des menaces appuyées et insultes publiques dont a été l’objet Pascal Boniface, intellectuel et directeur de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), à l’aéroport de Tel-Aviv.
Nous les condamnons et nous nous félicitons que d’autres, incluant des autorités gouvernementales de nombreux Etats, les condamnent.
Nous adressons à Pascal Boniface et, à travers lui, à tous les historiens et chercheurs du monde entier notre total soutien et notre plein engagement en défense de la liberté d’expression, incluant la totale liberté de recherche historique.
La recherche intellectuelle et historique est critiquable, elle n’est pas justiciable ; encore moins sous la forme de lynchage, de tribunal populaire ou de pogrome.


Jean-Marc Schiappa, Président de l’IRELP

Roger François (1925-2017)

In memoriam Roger François
(1925-2017)

Notre ami, notre camarade et notre Frère Roger François n’est plus. C’est sa fille qui nous a appris la triste nouvelle. Dire qu’elle étreint le cœur de tous ceux qui ont milité à côté de lui, à Force Ouvrière à la Sécurité sociale, à la Libre Pensée et surtout à Entraide et Solidarité, serait une formule quelque peu réductrice. Notre peine est grande et notre chagrin est immense.

Continuer la lecture de « Roger François (1925-2017) »

Les 3 Vies du Chevalier – DVD ami

Communiqué du 5 Décembre 2017
Les 3 Vies du Chevalier·samedi 18 novembre 2017

Le documentaire du réalisateur Dominique Dattola sort enfin en DVD le 5 décembre 2017 chez Arcadès. (VF sous-titrée en Anglais / accompagné d’un livret pédagogique).
Ce film est placé sous le haut patronage de la Commission Nationale Française pour l’Unesco et de la ville de Genève. C’est un des rares films de référence sur l’histoire de la laïcité. Il a reçu le prix de l’initiative laïque aux Rendez vous de l’Histoire de Blois en 2013 décerné par La MAIF, la MGEM et la CASDEN.
Le documentaire est sorti en salles en France le 23 avril 2014. Après la Belgique et le Québec, il a été sélectionné par l’Ambassade de France pour clore le Congrès International « Islam et Laïcité » à Singapour en 2016, organisé par Sciences-Po Paris & la National University of Singapore.
Pour appuyer cette sortie nationale en librairies (y compris FNAC, Amazon, enseignes culturelles et musées…), une projection-débat événement est organisée au nouveau Méliès de Montreuil sous bois, le 7 décembre 2017 à 20h30 en présence du réalisateur et de Jean-Marc Schiappa, président de l’Institut de Recherches et d’Etudes de la Libre Pensée.
Pour de plus amples renseignements et le programme des autres projections, visitez notre site : www.les3viesduchevalier.org Notre espace téléchargement vous offrira de nombreuses ressources : bande annonce, podcast, affiche, pack photos, dossier de presse…
Contact presse : Christine Charbit / 06 71 16 23 77 /

christine.azothstudio@gmail.com

En défense des libertés académiques

« En mai, des journées d’études intitulées « Penser l’intersectionnalité dans les recherches en éducation », placées sous l’autorité d’un comité scientifique international d’une vingtaine de chercheur-e-s, avaient failli être annulées sous la pression de groupes divers, du Front national au Printemps républicain, qui ont mené une violente campagne de dénigrement et de harcèlement sur les réseaux sociaux.

L’état d’urgence aidant, la menace de trouble à l’ordre public avait été invoquée pour empêcher le déroulement de ces journées. Elles s’étaient finalement tenues à l’ESPE de Créteil (Université Paris Est Créteil), avec succès et sans encombre. Le nombre des participant-e-s, la qualité et la richesse des débats avaient prouvé l’importance d’une telle rencontre et le refus de céder à l’intimidation devant la nécessité de partager ces recherches avec le plus grand nombre. Néanmoins, ces journées d’études avaient été désinscrites du plan de formation continue des enseignant-e-s de l’académie de Créteil.

Dernièrement à l’université de Lyon-II, le colloque « Lutter contre l’islamophobie : un enjeu d’égalité ? » a subi des attaques semblables avec les mêmes relais, du site Fdesouche au Printemps républicain, en passant par le Comité Laïcité République et la Licra. Cependant, cette fois-ci, l’université n’est pas parvenue à défendre les libertés académiques et le colloque a été purement et simplement annulé. Et pourtant, la chaire « égalité, inégalités et discriminations », organisatrice du colloque, existe depuis 2010 et a co-organisé de multiples manifestations mêlant chercheur-e-s et société civile dans un objectif de co-construction des savoirs.

Nous nous inquiétons également de remarquer que, dans un tout autre cadre, la présidence de l’université de Strasbourg ait tenté de contraindre ses personnels à contacter les services de la communication avant toute intervention dans les médias, autre manière de contrôler la liberté d’expression.

Que ses intervenant-e-s appartiennent exclusivement au monde académique, ou bien qu’il s’agisse de croiser les points de vue en faisant dialoguer universitaires, praticien-ne-s et militant-e-s associatif-ve-s, annuler une manifestation scientifique revient tout simplement à interdire le développement, la diffusion et la mise en discussion de la recherche. Appelons les choses par leur nom : ce n’est rien moins qu’une censure, grave et indigne.

Que des recherches suscitent des débats, dans les sphères tant scientifiques que politiques et médiatiques, n’est en rien une raison valable pour empêcher la tenue de colloques sur ces sujets. Le débat fait partie des exigences académiques et démocratiques. Que ces manifestations scientifiques dialoguent avec la société civile, rien de plus normal pour des universités qui se doivent d’être ouvertes sur la Cité. Ne s’agit-il pas d’ailleurs d’un critère mis en valeur par l’agence d’évaluation de la recherche ? Rappelons que l’article L123-9 du code de l’éducation dispose : « A l’égard des enseignants-chercheurs, des enseignants et des chercheurs, les universités et les établissements d’enseignement supérieur doivent assurer les moyens d’exercer leur activité d’enseignement et de recherche dans les conditions d’indépendance et de sérénité indispensables à la réflexion et à la création intellectuelle. »

Nous, universitaires et personnel.le.s de l’enseignement supérieur et de la recherche, appelons la communauté scientifique à se mobiliser contre la censure dans nos établissements et à promouvoir au contraire les libertés académiques, en particulier la liberté d’expression, garantes du débat scientifique et démocratique. »

Une proposition à l’Assemblée Constituante en décembre 1789

Une proposition à l’Assemblée Constituante en décembre 1789

La discussion roulait sur la citoyenneté à accorder aux juifs, aux protestants et … aux comédiens. Le parti clérical multipliait les obstacles à l’égalité des droits qu’il souhaitait réserver aux seuls catholiques. On sait qu’il faut contraint à reculer (non sans mal puisque plusieurs protestants furent lynchés le 10 mai 1790 à Montauban et que la « bagarre de Nimes » le 13 juin de la même année 300 personnes trouvèrent la mort).
Dans le débat, le 24 décembre 1789, le député alsacien François-Joseph-Antoine Hell intervient en faveur du droit des juifs et, au passage, prononce, ces mots
« Je vous prie, Messieurs, de rendre un décret particulier qui assure à tous les mahométans, et spécialement aux sujets de la Sublime-Porte, tous les droits de cité en France, de supplier le Roi de sanctionner promptement ce décret, et de le faire passer le plus tôt possible en Turquie, où tous les Francs sont exposés à de grands dangers depuis la perte de Belgrade. 
Vous ne ferez par là, que renouveler une convention faite, il y a plus d’un siècle, entre Louis XIV et les Turcs.
Je prends la liberté de vous présenter le projet de ce décret : 
« L’Assemblée nationale, considérant la bonne intelligence et l’amitié qui subsistent depuis plus d’un siècle entre la France et la Sublime-Porte, et désirant en perpétuer la durée, a décrété et décrète que tous les mahométans, notamment les sujets de l’empereur turc, tant en Europe que dans d’autres parties du monde, jouiront, dans tout l’empire des Français, de tous les droits, honneurs et avantages dont jouissent les citoyens Français, » 
Cette proposition ne fut pas mise aux voix mais il est intéressant de noter qu’absolument aucune intervention opposée, ni même réservée, ne suivit la proposition de Hell. Visiblement, tout le monde la considérait comme légitime, l’envisageait comme possible.
L’égalité des droits envers les pratiquants de l’Islam que l’on s’obstine à présenter comme un produit d’importation récente (alors que le député musulman Grenier avait siégé en djellaba en 1896 !) était discutée dès la première année parlementaire française, sans que quiconque ne s’en offusque.
Et ce sont ceux qui se réclament des traditions « françaises » qui s’en offusquent en 2017 sans connaitre l’Histoire de France !
Jean-Marc Schiappa

soutien à H. Rousso

Paris, le 28 février 2017

L’ IRELP a appris avec stupeur et indignation la rétention de l’historien Henri Rousso, au Texas (Etats-Unis) pendant dix heures.

Cette stupeur et cette indignation ne sont pas seulement celles de l’IRELP ; elles ont été celles des historiens, des démocrates, des libre-penseurs dans le monde et aux Etats-Unis, aussi et surtout.
Nous adressons à Henri Rousso et à travers lui à tous les historiens et chercheurs du monde entier notre total soutien et notre plein engagement en défense de la liberté de la recherche historique.
Nous adressons à tous nos amis des Etats-Unis notre pleine solidarité parce que jamais nous ne confondrons les peuples et les gouvernements.
Comme l’écrivait le grand libre-penseur Victor Hugo, « les peuples n’ont jamais tort, les gouvernements souvent ».

Jean-Marc Schiappa, Président de l’IRELP

Disparition de Pierre Lévêque

In memoriam

Nous apprenons la disparition de Pierre Lévêque (1927-2017), historien de renom, spécialiste de l’histoire de la Bourgogne. Il fut l’auteur d’un article remarqué sur l’histoire de la Libre Pensée sous la IIIe République (« Libre Pensée et socialisme (1889-1939). Quelques points de repère ») paru initialement dans « Le Mouvement Social » en 1966 et que la Libre Pensée republia plusieurs fois. Cet article essentiel (et pour cette raison, pillé) fut, d’un certain point de vue, précurseur de toutes les recherches de l’IRELP. Il n’est pas secondaire de noter qu’un des derniers actes militants de P. Lévêque fut, comme d’autres historiens de renom, la signature de « L’appel des Laïques ».

Pétition en soutien à Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène

En tant que Président de l’IRELP, j’ai signé cette pétition et je vous invite à faire de même

 

L’Observatoire de la laïcité, son président et son rapporteur, sont la cible d’attaques aussi injustifiées que dénuées de fondement. Les associations signataires du présent appel sont investies de façon historique sur la laïcité. Elles sont présentes chaque jour sur le terrain pour la faire vivre dans la vie quotidienne, aussi bien par leurs actions que par leurs publications. Elles ont ainsi pu mesurer l’apport de l’Observatoire de la Laïcité dès sa création. Ses avis, ses rapports annuels, ses communiqués, ses guides pratiques, les multiples interventions de son président et de son rapporteur dans les débats avec les acteurs de terrain… sont pour elles un apport précieux qui nourrit à la fois le fond théorique et la mise en œuvre concrète du principe de laïcité de la République. L’Observatoire n’est ni une autorité qui impose, ni un pouvoir judiciaire qui tranche. Il éclaire le débat et la recherche laïque. Il a un rôle de conseil et non de décision. Son apport juridique est incontestable. Ses avis et ses recommandations, donnant la loi et rien que la loi, sont nécessaires. Leur mise en œuvre peut légitimement être discutée à condition que ce soit de façon rationnelle et dans le respect mutuel.

Les associations signataires appellent les organisations et les personnes qui se reconnaissent, au-delà de la diversité d’opinions, d’objectifs, de pratique, dans ces simples principes profondément laïques à signer la pétition soutenant Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène pour qu’ils poursuivent leur action au sein de l’Observatoire de la laïcité dans la fidélité aux principes de la loi du 9 décembre 1905.

Fédération Nationale de la Libre Pensée

Ligue des Droits de l’Homme

Ligue de l’enseignement