image_pdfimage_print

Histoire de la Libre Pensée

HISTOIRE DE LA LIBRE PENSEE

Cliquer pour télécharger le document de présentation

 

Présentation

 

 

 

Présentation

 

Nous présentons ici au lecteur une Histoire de la Libre Pensée, qui clôt les activités liées au XXe anniversaire de l’IRELP.
C’est un ouvrage collectif, composé d’études, de documents anciens et d’études contemporaines. Parfois, nous nous sommes appuyés – et cela est bien normal – sur nos productions déjà existantes, souvent en les actualisant.
Les auteurs sont des militants ; c’est un ouvrage militant.
C’est un outil pour les Libres Penseurs, mais pas seulement pour eux, afin de connaître et faire connaître la plus vieille association de ce pays. Cette somme permet d’étudier, en quelque sorte de l’intérieur, la Libre Pensée ; nous ne sommes pas neutres, nous sommes des participants de cette histoire.
Pour autant, nous prétendons à l’honnêteté intellectuelle sans laquelle tout combat politique n’est qu’une indignité.
Cet ouvrage ne comporte ni notes ni bibliographie parce qu’il se veut une source première et nous mettons au défi quiconque de nous prendre en défaut sur un fait historique. Voilà pourquoi nous assumons hautement notre libre interprétation des faits, qui est une interprétation militante justifiée et amplifiée par une scrupuleuse rectitude historique.
C’est ce qui nous a amenés à signer collectivement l’ouvrage « IRELP » sans, bien évidemment, nier les apports individuels des auteurs particuliers qui sont tous nommés et qui ont mêlé leurs voix particulières dans le chœur récitant et multiple de cette aventure humaine.
S’il y a homogénéité dans le but poursuivi, il ne peut y avoir uniformité de pensée ni identité dans le style qui est, heureusement, propre à chacun. On découvrira immanquablement des répétitions même si nous avons cherché à les limiter ; à tout coup, on relèvera des contradictions qui sont celles de la vie même. « Je fais partie de l’opposition qui s’appelle la vie » écrivait Balzac ; les auteurs ne partagent pas, sur tout, le même point de vue et c’est une chance : au lecteur de se faire son propre point de vue. Nous ne pouvons nous appeler « La Libre Pensée » et imposer une pensée…
Nous avons adopté pour cet ouvrage la graphie « Libres Penseurs », « Libre Pensée », « Libre Penseur » mais elle ne peut être une norme. Elle est simplement une commodité du moment.
Un mot sur l’histoire de la Libre Pensée en France, quand même.
La Libre Pensée a souvent failli périr ; après 1905, en 1918, en 1940, en 1963, en 1982, en 1995, pour ne prendre que les moments les plus saillants.
Cela correspond toujours à des moments où la nature profonde de la Libre Pensée était en cause.
Elle n’est pas le bras armé d’un parti ou d’une coalition de partis.
Ce n’est pas seulement une organisation laïque, même si elle défend la laïcité.
Ce n’est pas seulement une organisation sociale, même si elle combat l’injustice sociale.
Ce n’est pas seulement une organisation démocratique, même si elle promeut la démocratie.
Ce n’est pas non plus une organisation athée ou d’athées, même si elle compte beaucoup d’athées.
Elle est tout cela et bien plus que cela.
Un communiqué récent écrit : « La Libre Pensée n’est pas cathophobe, judéophobe, islamophobe, etc. Elle ne tend pas le poing contre l’autre, elle tend la main à celle et à celui qui n’est qu’un autre soi-même. Elle défend le droit de tous et de chacun de penser ce qu’il veut et de l’exprimer. »
Être « je ne sais qui-phobe », c’est tourner le dos à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen proclamant l’égalité en droits. Une opinion différente ne donne pas un droit supplémentaire ou inférieur.
La Libre Pensée se réclame de la Charte de Rome de 1904 qui combat « toute croyance imposée ». Et qu’est ce qu’une croyance imposée ? C’est le cléricalisme, c’est la religion au pouvoir et, par définition, la religion veut le pouvoir. Quelle religion ne veut pas plus d’adeptes ? Quel est le moyen le plus sûr pour avoir plus d’adeptes sinon le pouvoir ?
La Libre Pensée est anti-dogmatique.
Chaque fois menacée, la Libre Pensée a trouvé en son sein, ou, plus exactement, dans sa nature même, les ressources propres à surmonter cette menace : parce que la Libre Pensée est anti-dogmatique avant toute chose et qu’elle réveille en permanence la vie contre la glaciation de la pensée.
C’est ce que veut rappeler cet ouvrage de l’IRELP.

Continuer la lecture de « Histoire de la Libre Pensée »

31 mars 2018, conférence de Louis Couturier

LES FEMMES DANS LA COMMUNE, Conférence de Louis COUTURIER, samedi 31 mars à 17 h Bourse du Travail de SAINT OUEN
mercredi 28 mars 2018 par Les Communeux 1871
INVITATION A LA CONFÉRENCE

« Les femmes dans la Commune »

Dans le cadre du soutien aux occupants de la Bourse du Travail de SAINT OUEN.
L’association « Les Communeux de 1871 » vous invite à une conférence « Les femmes dans la commune » présentée par Louis COUTURIER, Vice-président de l’IRELP – Institut de Recherche et d’Étude de la Libre Pensée.
C’est le samedi 31 mars 2018 à 17 h à la Bourse du Travail de SAINT OUEN, 30 rue Ambroise Croizat.
Cette conférence porte sur la place et le rôle des femmes dans la Commune de Paris de 1871 présentée par Louis COUTURIER, auteur de « Les femmes et la Libre Pensée, la Libre Pensée et les femmes ».
 
Cette conférence est publique et en entrée libre, en soutien à la lutte pour l’existence de la Bourse du Travail.

Colloque international « Libre Pensée et Libres Penseurs hier et aujourd’hui »

Le Colloque International de l’IRELP « Libre Pensée et Libres Penseurs Hier et aujourd’hui » s’est tenu le 21 septembre 2017 en présence de 110 participant.


Il s’est tenu sous la Présidence de Jean-Marc Schiappa, Président de l’IRELP
Co-présidente Mme Faouzia Farida Charfi, Professeur de physique à l’Université de Tunis (Tunisie), ancienne Ministre.

Continuer la lecture de « Colloque international « Libre Pensée et Libres Penseurs hier et aujourd’hui » »

« Qu’est-ce que l’Histoire ? »

« Je suis historien. C’est pourquoi j’aime la vie »
H. Pirenne, cité par M. Bloch

Il a été dit qu’un historien devait être un bon amateur de roman policier [1] et de ses techniques intellectuelles [2]. Cela nous ramène à l’étymologie de la discipline : l’enquête sur le passé. Mais cette interrogation est tout sauf spontanée et désordonnée : « Toute recherche historique suppose, dès ses premiers pas, que l’enquête ait déjà une direction » [3], ce qui s’appelle, dans le vocabulaire des historiens, un « questionnaire ».

L’historien a la grande chance de pouvoir s’interroger quant à l’état de son travail et à la place de ce dernier dans le débat. Il n’a d’autre intercesseur que sa réflexion.

 

texte complet de la conférence ;