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Tournage d’un documentaire sur Madeleine Pelletier

Interview à propos de Madeleine Pelletier

Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis chargée de production dans l’audiovisuel et je travaille en collaboration avec des réalisateurs de documentaires depuis un certain nombre d’années.

L’histoire du documentaire sur lequel je travaille actuellement, c’est celle d’un coup de foudre pour une femme extraordinaire que j’ai découverte il y a de cela maintenant quatre ans grâce à la lecture d’un article de presse. Madeleine Pelletier (1874-1939), petite fille misérable devenue première femme interne en psychiatrie par la seule force de sa volonté, autodidacte, militante politique de gauche, féministe « intégrale », pionnière du droit à l’avortement. La lecture de cet article a été un déclic, le point de départ de mes toutes premières recherches. À partir de là, plus j’en apprenais sur Madeleine Pelletier, plus j’avais envie d’en savoir sur elle. J’ai acheté mes premiers livres, compulsé tout ce que je trouvais sur internet

Alors pourquoi ne pas me lancer à mon tour ? Tout naturellement, l’idée de lui consacrer un documentaire est née et j’ai commencé à écrire mon sujet. Un peu plus tard, j’ai fait la connaissance de Christine Bard, historienne spécialiste de l’histoire des femmes, à qui j’ai parlé de mon projet. Son adhésion immédiate m’a confortée dans l’idée que ce documentaire était fédérateur. Et puis il y a eu mon amie Laurence qui m’a fait un magnifique cadeau en acceptant d’incarner Madeleine Pelletier à l’image.

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 » Poser les mauvaises questions pour éviter les bonnes réponses  » – un article publié par Mediapart

avec l’autorisation de P. Boniface (Mediapart)

Caroline Fourest vient de sortir un nouveau livre, Génération offensée, dont elle doit espérer qu’il la remette du flop monumental – malgré un budget hors-norme et une promotion hollywoodienne – de son film Sœurs d’armes.

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In memoriam Jean-Claude Pecker (10 mai 1923 – 20 février 2020)

Notre ami et camarade, car il a toujours été un vrai camarade au sens plein du terme, comme le disait Sébastien Faure dans l’Encyclopédie anarchiste : « Il y a de bons camarades, d’excellents cœurs, qui répondent : « Présents ! » chaque fois qu’il le faut. Ils sont rares, ils ne courent pas les rues, mais enfin on en trouve. Ceux-là méritent d’être aimés. Un bon camarade est aussi rare qu’un véritable ami. Que dis-je, n’est-ce pas le « type » même du véritable ami ?

Un bon camarade vous éclaire sur vos défauts comme sur vos qualités. Il est le conseiller, le guide, ne cherchant à imposer ni ses conseils, ni sa manière de voir, mais seulement à vous être utile. Un bon camarade ne vous trahit point. Il agit avec le plus pur désintéressement. Il est sincère, et loyal. Il vous regarde en face et vous tend la main sans arrière-pensée. Il ne vous abandonne jamais aux heures difficiles. Il est là, tout près, qui vous soutient, moralement et physiquement. Il sait les paroles qu’il faut prononcer, les actes qu’il faut accomplir, sans bruit, sans ostentation. Il se donne selon ses moyens, selon ses forces, mais il se donne entièrement. Le peu qu’il fait, c’est beaucoup. Il nous défend si on nous attaque. Quand vous en rencontrez un sur votre route, dites-vous bien que vous avez trouvé un trésor. »

Cette définition correspond en tous points à cet honnête homme, si bon, si loyal, si droit, toujours plein d’empathie pour les autres. Comme on dit dans nos milieux militants, c’était quelqu’un de bien.

J’ai connu Jean-Claude quand nous avons constitué le Centre de Liaison et d’Initiative Laïque qui allait organiser avec succès la grande manifestation de décembre 1995, en pleine grève générale contre le plan Juppé, pour le 90e anniversaire de la loi de 1905. Les réunions avec lui, Etienne Pion, Pierre Lambert et Alexandre Hébert n’étaient pas souvent d’un calme repos. Jean-Claude agissait toujours avec tact et mesure pour mettre tout le monde d’accord, et ce n’était pas toujours simple.

Nous avions décidé cette manifestation lors d’un banquet du vendredi-dit-saint à la Mutualité, où à la même table se côtoyaient Pierre Lambert, Etienne Pion et nos amies du Planning familial. Et Jean- Claude nous a un peu raconté sa vie militante. Il était membre de la IVe Internationale tout jeune et avait voulu combattre dans les Brigades internationales. Vu son jeune âge, cela lui avait été refusé, il a donc été brancardier sur le front contre les franquistes.

Et puis il y a eu la guerre, la Libération, toujours trotskyste et fidèle au poste. À ce repas, il revoyait Pierre Lambert pour la première fois depuis longtemps. Le courant s’est renoué et la sympathie était profondément réciproque.

Après la Libération, il s’est consacré à sa carrière scientifique d’astrophysicien, où il est devenu une sommité et une référence. Il a fait partie de la délégation officielle française à l’UNESCO, ce n’était pas rien. Quand l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) voulut être représentée comme ONG à l’UNESCO, Jean-Claude décida de quitter la délégation gouvernementale pour se fondre dans la masse et y représenter l’IHEU. Un tel comportement militant, ce n’est pas si courant. D’autres ont toujours préférés les ors.

Quand la Fédération nationale de la Libre pensée a rejoint l’IHEU en 2000, grâce à notre ami Babu, Jean-Claude était un laïque heureux et il nous a beaucoup aidés dans nos actions. Il a toujours été de tous nos combats, signataire de tous nos appels, en première ligne toujours pour défendre la laïcité. Il a toujours été à nos côtés.

Il avait un grand humour et les yeux rieurs d’un jeune homme. Il souriait quand il disait qu’il habitait l’Ile d’Yeu (comme Pétain).

La Libre Pensée perd un grand ami, la classe ouvrière un grand soutien, et la cause laïque un grand militant. C’est très respectueusement que les libres penseurs honoreront à tout jamais Jean-Claude Pecker. La Libre Pensée adresse sa plus fraternelle solidarité à tous les siens.

Salut et Fraternité !

Christian Eyschen

Michel Vovelle nous a quittés

« Michel Vovelle nous a quittés »

Par ces mots glaçants et redoutés, mon vieux complice Michel Lafelice m’annonça il y a quelques heures ce que nous craignions tous.

Ce n’est guère que la seconde fois – je n’ai pas dit « la deuxième » – que je m’effondre en larmes dans le métro.

Il n’est rien de dire que je suis effondré ; l’anesthésie ne compense pas le choc.

Toute thrénodie est personnelle, certes, et on parle plus de soi que du regretté, j’en conviens. Mais… Mais, Michel Vovelle …

L’on pardonnera (ou pas).

Cette formule (« on pardonnera (ou pas) ») l’avait fait sourire quand elle fut prononcée au colloque « Paris et la Révolution » mi-avril 1989. Ce sourire m’encouragea.
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débattre rationnellement de la question de l’Islam

Nous portons à la connaissance des visiteurs de notre site cette information communiquée par la Fédération nationale de la Libre Pensée ;:

FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP)
10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS
Tél. : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84
libre.pensee@wanadoo.fr – http://www.fnlp.fr

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE –

Pour débattre rationnellement de la question de l’Islam et de ses rapports avec la Laïcité, la Démocratie, la République.

On a parfois l’impression qu’il y a une sorte de concours pour débiter la plus grosse énormité quant à l’Islam et son caractère « particulier » qui la distinguerait de toutes les autres religions.

Afin d’éclairer utilement les esprits, la Fédération nationale de la Libre Pensée a décidé d’offrir gracieusement à toutes les consciences libres et qui veulent se forger un point de vue sans a priori, un exemplaire numérique d’une brochure sur ce sujet, brochure qui a été rapidement épuisée.

Vous pouvez la télécharger en cliquant sur l’image ci-contre ou bien en suivant ce lien.

Nous vous appelons à la lire, l’étudier, la commenter et aussi à la faire circuler largement dans vos réseaux et contacts.

A diffuser sans aucune modération.

La Libre Pensée, c’est d’abord la pensée libre !

Paris, le 26 octobre 2017